Projet MAP-N FEDER 21-27 n°00131095
Période : 1er janvier 2023 – 31 décembre 2025
Le projet MAP-N s’inscrit dans une dynamique de recherche innovante visant à approfondir la compréhension des interactions entre nanoparticules et bactéries, ainsi que de leur influence réciproque sur le passage transépithélial. Cette thématique est au cœur de nombreux enjeux scientifiques et de santé publique, puisque les nanoparticules sont aujourd’hui omniprésentes dans l’environnement et dans de multiples applications industrielles ou médicales.
Pour mener à bien cette étude, deux modèles biologiques complémentaires ont été retenus :
- L’épithélium nasal, colonisé par des microorganismes aéroportés tels que Pseudomonas fluorescens. Ce modèle permet de mieux comprendre l’impact des particules inhalées sur la muqueuse respiratoire.
- L’épithélium muqueux vaginal, colonisé par des lactobacilles (bactéries bénéfiques jouant un rôle clé dans l’équilibre de la flore vaginale) et par Staphylococcus aureus en post-ménopause. Ce second modèle met en évidence des contextes physiologiques spécifiques où l’interaction nanoparticules-microbiote peut avoir des conséquences particulières.
L’étude ciblera spécifiquement plusieurs types de nanoparticules largement utilisées :
- TiO₂ (dioxyde de titane)
- ZnO (oxyde de zinc)
- SiO₂ (silice)
Ces particules seront examinées sous deux formes : primaires et enrobées, afin de comparer leur comportement et leur impact biologique selon leur état de surface.
Financement et implication de Biogalenys
Pour la partie portée par Biogalenys, le projet représente un budget de 253 000 euros, dont 60 % sont financés par la Région Normandie par le biais de fonds européens (soit 152 000 euros). Ce projet cofinancé par l’Union européenne illustre l’importance accordée à la recherche sur les nanotechnologies et leur interaction avec la santé humaine, ainsi que la volonté de renforcer l’expertise locale sur ces thématiques stratégiques.
Dimension académique et recherche doctorale
Le projet MAP-N a également donné lieu à la mise en place d’une Thèse CIFRE, débutée le 1er novembre 2023 et prévue jusqu’au 30 octobre 2026. Dans ce cadre, Victoire Bohuon a été recrutée pour conduire les travaux de recherche associés. Cette thèse constitue un axe essentiel du projet, en renforçant le lien entre recherche académique et applications industrielles, et en contribuant à la formation d’une jeune chercheuse spécialisée dans ce domaine émergent.
Demande de prolongation
Compte tenu des besoins scientifiques identifiés et de l’importance des données à recueillir, une demande de prolongation du projet a été déposée. Elle vise à étendre la période de recherche jusqu’au 31 août 2026, afin de garantir la complétude et la pertinence des résultats obtenus.
